

[Note: This rare interview has been reproduced on our site to salute the brand new French Web sites devoted to Marc Bolan and T. Rex. The magazine was originally purchased in Nice, France in August 1972, and the French text has been reproduced exactly as it appeared in the magazine. A translation button for AltaVista Babelfish is provided below. Enjoy! ![]()
R & F : Pour combien est Tony Visconti, votre producteur, dans cette évolution ? M.B. : Pour beaucoup. Je veux dire que nous travaillons ensemble depuis si longtemps qu'il sait exactement ce que je veux. Ainsi ce son que nous avons aujourd'hui, je savais depuis longtemps que je le voulais et c'est Tony qui s'est chargé, techniquement, de le reproduire parfaitement. Aujourd'hui je peux entre dans n'importe quel studio et Tony trouvera mon son en un instant. Nous avons été dans bien des studios «The Slider» (nouvel album) a, par exemple, été enregistré en Angleterre, en France et aux USA, et personne ne serait capable de déceler la différence. C'est une question de prise de son, pas de studio. R & F : Pourquoi enregistrer en France? Je veux dire qu'il n'y a rien là qu'on ne trouve en Angleterre ou aux USA sur le plan de l'équipement. M.B. : Tout simplement un problème de taxes. R & F : D'où viennent votre batteur et votre bassiste? De vieux amis? M.B. : Absolument pas: quand nous avons décidé de former un groupe, nous avons publié une annonce dans le Melody Maker et auditionné des dizaines de musiciens; ces deux-là ont fait l'affaire … R & F : Dans quelle mesure comptez-vous étoffer cette formation? M.B. : En tournée nous l'augmentons souvent de choristes et d'un pianiste. Pour les disques, nous faisons souvent appel à des musiciens de l'extérieur. Ainsi sur « The Slider » il y a deux musiciens très connues dont, pour des raisons contractuelles, je ne peux révéler les noms. R & F : Quels sont vos contacts avec les autres musiciens? M.B. : J'aime bien jouer avec mes amis. Mais il se trouve (je ne l'ai pas fait exprès, nous nous connaissons depuis longtemps) qu'ils sont presque tous très connus et que nous ne pouvons nous produire en public. J'ai essayé une fois de monter sur scène pour jammer, les gens ont envahi la scène. R & F : Où en est votre film? M.B. : Il sera bientôt fini; en ce moment je visionne les rushes. Ce n'est pas exactement un reportage sur T. Rex, il y aura une part de fiction assez importante car nous ne voulons pas, Ringo (Starr, le réalisateur) et moi, que ce film ne soit qu'un concert de T. Rex filmé. R & F : Comment l'idée vous est-elle venue de faire ce film avec Ringo? M.B. : Il est venu me voir et m'a parlé du projet. J'ai été d'accord. R & F : Des metteurs en scène célèbres vous ont proposé des rôles dans des films. Envisagez-vous une carrière d'acteur? M.B. : Je ne sais pas encore très bien. Je jouerai des rôles qu'à deux conditions : que je ne joue pas Marc Bolan mais un personnage différent de ce que je suis dans la vie, et que ces rôles soient credibles. Regardez Mick Jagger, je crois qu'il s'est fait beaucoup de tort en jouent le rôle de Ned Kelly qui ne lui convenait pas du tout; par contre il était excellent dans « Performance ». R & F : Pour en revenir à musique, on a beaucoup critiqué le fait que vous ayez considérablement simplifié les textes de vos chansons. M.B. : Oui, ils sont plus simples, c'est vrai. Mais dites-moi, qui ne change pas en quatre ans? Vous n'avez pas changé, vous? Vous écrivez comme il ya a quatre ans? Ce que j'ai voulu atteindre, et ce que chaque écrivain veut atteindre, c'est la concision: exprimer complètement les choses avec le moins de mots possibles. De plus, j'écrivais au temps de Tyrannosaurus Rex des textes souvent tout aussi simples que ceux d'aujourd'hui ; écoutez « Mustang Ford » et vous verrez. R & F : Mais, votre musique ayant changé, vous avez malgré tout dû adapter les textes à cette forme nouvelle et moins … libre. M.B. : Non, je pourrais tout aussi bien chanter mes anciens textes sur ma musique actuelle. R & F : Comment vous accepte l'Amérique ? M.B. : Très bien. Mais la situation là-bas est très différente de celle de l'Angleterre. Les albums de Tyrannosaurus Rex n'ont jamais été publiés aux USA et nous ne nous y sommes rendus et qu'une fois, il ya a des années; nous n'avions donc pas de réelle image là-bas et T. Rex et moi-même sommes pour les Américaines des choses toutes neuves. Malgré tout, « Electric Warrior » y a eu beaucoup de succès. R & F : Pouvez-vous penser à un pays où vous n'avez pas de succès ? M.B. : … euh, non. Mais je suis réellement heureux de jouer en France et de voir ce qui se passe là-bas. Croyez-vous que nous serons bien accueillis ? R & F : Ce que je crois, c'est que cette question est superflue. - Propos recueillis par PHILIPPE PARINGAUX. |